Juninho, la lance roquette numéro 8 des Gones !

Le 22 juillet 1998, River Plate accueille Vasco de Gama pour la demi-finale retour de la Copa Libertadores. Après leur victoire au match aller (1-0), les brésiliens ont dû attendre les dix dernières minutes pour s’offrir le ticket de la finale grâce à un but inscrit sur un coup franc de plus de 30 mètres, […]

Le 22 juillet 1998, River Plate accueille Vasco de Gama pour la demi-finale retour de la Copa Libertadores. Après leur victoire au match aller (1-0), les brésiliens ont dû attendre les dix dernières minutes pour s’offrir le ticket de la finale grâce à un but inscrit sur un coup franc de plus de 30 mètres, un tir en pleine lucarne inscrit par leur numéro 19, Juninho Pernambucano. Comme vous en avez l’habitude maintenant, avec notre partenaire de personnalisation de coque de foot, voici un retour sur la carrière d’un brésilien pas comme les autres, d’un joueur élégant  que toute la planète foot connait, un nom qui ressort régulièrement lorsqu’on évoque le meilleur tireur de coup franc de tous les temps, retour sur ce que c’était le légendaire numéro 8 de l’Olympique Lyonnais !

Qui dit coup franc, dit Juninho 

L’histoire du football mondial a connu des dizaines d’excellents tireurs de coup franc, dont Beckham, Zico, Pirlo, Ronaldinho, Messi et la liste est longue, mais nul ne peut nier la suprématie d’un certain Juninho Pernambucano dans cet exercice. 

Le numéro 8 brésilien était tout simplement la référence en la matière, une menace de partout, de n’importe quel angle, dans n’importe quel match. Un joueur qui effrayait toutes les défenses et publics adverses et qui forcait ses adversaires à se restreindre pour ne pas commettre l’irréparable, à savoir une faute à 30 ou 40 mètres de leur cage. L’équitation était toute simple : lorsque l’OL ou le Brésil jouaient, quand il y avait coup franc, il y a avait Juninho et quand il y avait le numéro 8, il y avait souvent but.

Le secret de la lance roquette Juninho 

Tous les grands gardiens de la génération Juninho ou presque ont dû subir la loi du maître des coups francs. D’Oliver Kahn, à Victor Valdès en passant par Iker Casillas, aucun gardien n’a pu voir venir le missile qui sortait du pied droit de Juninho. Les gardiens se perdaient à cause de la  trajectoire insensée du ballon, cette façon de tirer que seul Juninho avait le secret.

Au total, le natif de Recife a inscrit 77 coups francs durant toute sa carrière, soit près d’un tiers de ses buts. Un chiffre qui ne peut que confirmer l’énorme réservoir technique qu’avait Juninho, un talent pur qui a fasciné le monde du football pendant une dizaine d’années et dont la frappe de balle intrigue encore aujourd’hui.

Les débuts de la carrière 

En 1995, Juninho jouait ses tous premiers matchs sous les couleurs de Vasco de Gama, club basé à Rio de Janeiro. Dès ses premières touches de balle et malgré son jeune âge, Juninho impressionne grâce à sa technique et l’aide qu’il a devant les buts. 

Alors que le Vasco remportait le championnat brésilien en 97, le Brésil du football découvrait un milieu relayeur qui peut jouer également derrière les attaquants, un joueur hors normes qui enfile les buts et les passes décisives. L’année suivante, le club de Vasco file en finale de la Copa Libertadores après avoir battu le River Plate sur coup franc de 30 mètres de Juninho, et remporte la coupe pour la première fois de son histoire après avoir écrasé le Barcelona de l’Equateur (4-1) dans l’ensemble des matchs aller et retour. Une victoire qui a permis aux brésiliens de jouer la Coupe intercontinentale, à savoir jouer contre le vainqueur contre la Ligue des Champions d’Europe, un certain Real Madrid

Juninho ne pouvait donc rater cet affrontement avec le prestigieux club espagnol et son armada composée de Raul, Roberto Carlos,  Seedorf, Hierro et Redondo, etc. Malgré une défaite étriquée (2-1), l’Europe découvre Juninho, auteur du seul but de Vasco de Gama en finale. Une distinction qui lui a ouvert les portes de la sélection brésilienne lors d’une rencontre amicale contre la Corée du Sud

Les deux années suivantes, Juninho continuait de régaler le championnat brésilien en remportant le championnat 2000 et en inscrivant plus de 20 buts dont quelques bijoux sur coup franc. En conflit avec son club, Juninho choisit tout logiquement de quitter son pays et de s’envoler vers la France en juin 2001 pour rejoindre en agent libre l’Olympique Lyonnais qui le suivait depuis un moment. 

Le Lyon de Juninho

Juninho et l’Olympique Lyonnais, c’est l’histoire d’un destin croisé qui a fait naître l’âge d’or des Gones. Durant l’été 2001, l’OL qui finissait 2ème du championnat derrière le FC Nantes, renforce son effectif en recrutant Juninho et Eric Carrière pour soutenir une attaque déjà en feu composée de Sonny Anderson, Sidney Govou et Peguy Luyindula.

Dès sa première saison en Ligue 1, Juninho remporte le championnat de France, une première également pour le club lyonnais, à l’issue d’une finale inoubliable contre Lens lors de la dernière journée. Une saison qui a permis au joueur brésilien de prendre ses marques et d’inscrire quelques buts dont, bien évidemment, un but sur coup-franc. 

L’Europe découvre Juninho 

A partir de la deuxième saison dans les Rhône, Juninho s’est imposé comme le maître à jouer du club, la pièce maîtresse de l’effectif en se hissant au rang du 6ème meilleur buteur du championnat avec 13 buts inscrits. Une saison qui a vu Lyon remporter son deuxième championnat. Juninho ne s’est pas arrêté là et a enchaîné les performances XXL sous les ordres de Paul Le Guen pour devenir la tour de contrôle de l’équipe. Durant sa troisième saison, il a réussi un total de 17 buts pour 10 passes décisives et un nouveau titre de champion dans la foulée, une saison durant laquelle les Lyonnais se hissent jusqu’en quart de finale de la Ligue des Champions avant de le perdre contre le FC Porto, le futur vainqueur du tournoi. Durant cette édition, l’Europe de football a découvert les coups francs de Juninho et c’était l’immense Oliver Kahn, gardien du Bayern Munich, qui en faisait les frais. 

Le numéro 8 des Gones est désormais le meilleur joueur de son équipe. Son leadership naturel et son intelligence tactique ne font plus aucun doute au sein d’une équipe qui se transforme peu à peu en une véritable machine de gueuze qui s’articule autour de son maître à jouer. 

Juninho et la malédiction des quarts de finale 

Les saisons se suivent et l’Olympique Lyonnais ne fait que dominer la Ligue 1 en réussissant à remporter le titre année après année, mais les français restent sur leur soif quand il s’agit de la Ligue des Champions. En 2004-2005, après un majestueux coup franc en huitième contre le Werder Brême, les Lyonnais ont buté en quart de finale sur les hollandais du PSV Eindhoven. La chanson se répète de nouveau en 2005-2006 : Lyon est champion de France avec 15 points d’écart grâce notamment à Juninho, au sommet de son art et élu meilleur joueur de Ligue 1, mais il s’est fait sorti en quart de finale contre l’AC Milan d’Ancelotti. Une édition durant laquelle Juninho a crucifié le Real Madrid en poules avec un énième coup franc lointain. 

Le Mondial 2006 : Juninho danse la Samba en Allemagne  

En juin 2006, Juninho s’envole en Allemagne pour disputer la Coupe du Monde avec son Brésil. Malgré une liste bourrée de talents et une concurrence atroce en milieu de terrain, Juninho s’est imposé à partir du 3ème match de la phase de poules – match où il a inscrit un magnifique but contre le Japon – pour jouer quelques minutes face au Ghana en huitièmes et une place de titulaire contre la France en quart de finale. 

Mais comme si les disqualifications en quart de finale de la Ligue des Champions ne lui suffisaient pas, Juninho voit une nouvelle fois son rêve de gagner un titre prestigieux s’effondrer devant la France de Zidane et de Thierry Henry

Le parcours de Juninho en sélection brésilienne n’a pas trop duré : après une quarantaine de matchs, le numéro 8 décide de prendre sa retraite internationale pour se concentrer sur son OL. Malheureusement, les années se sont suivies et la désillusion européenne continue pour Juninho et l’OL. Son génie continue tout de même de régaler les fans au quatre coins du monde, ces spectateurs qui se précipitaient au stade dans l’espérance de voir un coup franc de Juninho. Toutefois, Lyon ne réussissait plus à passer les huitièmes de finale de la Ligue des Champions dans les trois éditions qui ont suivi. 

Au milieu de tout ce brouhaha, l’OL continue de gagner en championnat en réussissant l’exploit de remporter 7 titres de Ligue 1 d’affilée. Une performance dans laquelle Juninho avait toujours le gros mot à dire, notamment avec au moins 10 buts et 10 passes décisives chaque saison.  

Juninho et son amour pour le ballon rond 

A 34 ans, lors de la fin de la saison 2009, Juninho quitte les Gones lors d’un soir de victoire contre Caen en profitant de ce match pour inscrire son 100ème but sous les couleurs rouges et bleu, dont 44 sur coup franc. Ce soir-là, Lyon perdait le championnat au profit de Bordeaux, mais perdait également son numéro 8. Juninho quitte son équipe, ses supporteurs qui l’ont ovationné pendant de longues minutes à l’issue de cette rencontre, mais ne quitte pas le football. Il va profiter de ses dernières années de carrière pour jouer deux ans au Qatar avec Al Gharafa (un championnat et 2 coupes remportées au passage), avant de revenir dans son Brésil natal, dans son Rio, dans son Vasco de Gama.

Après deux saisons et 75 matchs, ponctués de 20 buts dont le premier sur une merveille de coup franc, Juninho file à New York pour jouer à côté de Thierry Henry chez les New York Red Bulls. Son trip américain n’a pas trop duré, avant de revenir une dernière fois au Vasco de Gama en portant le brassard du capitaine. Début 2014, et après une nouvelle blessure, Juninho annonce sa retraite sportive

Nul ne peut nier ce que c’était Juninho dans le football, personne ne peut oublier cette patte droite magique qui nous sortait des miracles. Pour l’ensemble de son œuvre, on te dit «  Merci Juninho ». 

Supporters de l’OL ou tout simplement amateurs de football, nous vous proposons de rendre hommage à cette magnifique carrière qu’a fait Juninho en achetant une coque Lyon pour votre téléphone ou en personnalisant une coque au nom de Juninho, toujours sur le site de notre partenaire MyFooty. 

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